Il y a des choses que l’on traverse chacune de notre côté et que l’on croit parfois très personnelles. Une fatigue que l’on n’arrive plus vraiment à expliquer. Un corps qui change, un cycle qui devient moins prévisible, un sommeil plus fragile. Une faim qui fluctue avec le stress, les émotions ou les périodes de vie. Cette sensation d’être constamment sollicitée, de continuer à avancer alors même que le corps réclame autre chose.
Et puis il y a ce qui se passe lorsque dix femmes s’assoient ensemble et commencent à en parler.
C’est précisément de là que sont nés les ateliers Santé & Féminité de RE/LEVATE : créer un espace suffisamment intime pour que la parole puisse circuler, mais aussi suffisamment ouvert pour que les expériences se rencontrent.
Dix femmes, et la possibilité de faire autrement
Le petit groupe est un choix.
À dix, quelque chose devient possible. On peut prendre la parole sans avoir à la prendre. Écouter sans devoir raconter son histoire. Poser une question, rebondir sur les mots d’une autre ou simplement observer ce qu’ils viennent toucher en soi.
Il ne s’agit pas de « se livrer » à tout prix. Il s’agit plutôt de créer les conditions d’une parole libre, confidentielle et sans jugement, où chacune reste maîtresse de ce qu’elle souhaite partager.
Et assez rapidement, ce qui semblait profondément individuel commence parfois à résonner collectivement.
Une femme parle de sa fatigue. Une autre de cette impression de ne plus reconnaître son corps. Une troisième de sa difficulté à ralentir, alors même qu’elle sait qu’elle en aurait besoin. Il est question de faim, de sommeil, de désir, d’image corporelle, de charge mentale, de contrôle, de cette tendance à tenir encore un peu — souvent bien après les premiers signaux.
Les histoires sont différentes. Pourtant, certains mécanismes se répondent.
Comprendre plutôt que culpabiliser
Nous avons pris l’habitude de regarder beaucoup de manifestations du corps comme des problèmes à corriger. Fatigue, variations de poids, fringales, sommeil perturbé, irritabilité, baisse d’énergie : face à elles, le premier réflexe est souvent de chercher ce que l’on fait « mal ».
Et si l’on commençait plutôt par comprendre ?
Car la santé féminine ne se pense pas en fragments.
Cycle menstruel, périménopause, hormones, glycémie, alimentation, sommeil, stress, système nerveux, mouvement, émotions, image corporelle ou rapport à la performance interagissent en permanence. Et le corps, lui, ne fonctionne jamais indépendamment de ce que nous vivons.
C’est l’un des fils conducteurs de ces ateliers : remettre de la compréhension là où s’est parfois installée de la culpabilité.
Comprendre pourquoi la faim peut évoluer selon certains moments du cycle. Pourquoi le stress modifie le sommeil, la digestion ou les sensations alimentaires. Pourquoi l’énergie n’est pas linéaire. Pourquoi ralentir peut paradoxalement devenir difficile lorsque l’on a longtemps appris à fonctionner dans l’adaptation et la performance.
Peu à peu, la question change.
On quitte le « qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » pour aller vers quelque chose de plus juste : « qu’est-ce qui se passe en moi, et de quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »
Ce que la parole des autres vient parfois éclairer
Il y a dans un petit groupe une dimension impossible à reproduire dans une conférence.
La résonance.
Une femme met des mots sur quelque chose qu’une autre n’avait jamais réussi à formuler. Une expérience fait émerger une question. Une phrase déplace un regard.
Il ne s’agit évidemment pas de considérer qu’il existerait une expérience féminine unique. Au contraire. Chaque femme arrive avec son âge, son histoire, son rapport au corps, ses expériences, ses vulnérabilités et ses ressources.
Mais entendre l’autre permet parfois de mieux se rencontrer soi-même.
Et peut-être aussi de réaliser que certains comportements que l’on interprétait comme un manque de volonté ou de maîtrise ont une histoire, une fonction, un contexte.
C’est là que la parole devient intéressante : non lorsqu’elle apporte une réponse toute faite, mais lorsqu’elle ouvre un espace de compréhension.
Habiter son corps autrement
Parler de santé féminine, ce n’est pas seulement parler de nutrition, d’hormones ou de sommeil.
C’est aussi interroger la manière dont nous habitons notre corps et ce que nous attendons de lui.
Comment regardons-nous ses transformations ? Quelle place accordons-nous au poids, à l’apparence, au désir, à la féminité, au vieillissement ? Que se passe-t-il lorsque le corps que l’on connaissait semble ne plus répondre aux mêmes règles ? Et quelle relation construisons-nous avec lui lorsque nous avons passé des années à lui demander de s’adapter ?
Il est aussi question des différentes étapes de la vie d’une femme, de maternité ou de non-maternité, de changements hormonaux et identitaires, mais également des injonctions plus silencieuses : être performante tout en restant disponible, autonome mais attentive aux autres, désirable, apaisée, en forme — et, idéalement, capable de tout concilier.
L’atelier permet de regarder ces contradictions sans chercher immédiatement à les résoudre.
Un espace entre transmission et expérience
L’atelier Santé & Féminité n’est ni une conférence ni une thérapie de groupe.
C’est un espace à la croisée de la transmission, de la psycho-nutrition et de l’expérience collective.
Les connaissances apportées permettent de mieux comprendre ce qui se joue physiologiquement et psychologiquement. Les échanges leur donnent une réalité concrète. Et les outils proposés offrent ensuite des pistes à expérimenter dans la vie quotidienne.
Il ne s’agit pas de poser un diagnostic, ni de se substituer à un accompagnement médical ou psychothérapeutique. Il s’agit de créer cet espace intermédiaire que nous nous accordons finalement assez rarement : un endroit où l’on peut comprendre, questionner, ressentir et partager sans avoir immédiatement quelque chose à réussir.
Repartir sans nouvelle injonction
C’est peut-être l’un des points auxquels nous tenons le plus chez RE/LEVATE.
Nous ne voulons pas que l’on quitte un atelier Santé & Féminité avec une nouvelle liste de choses à faire parfaitement.
Pas dix nouvelles règles alimentaires. Pas une routine supplémentaire à optimiser. Pas une nouvelle version idéale de soi à atteindre.
Plutôt une compréhension plus fine de son propre fonctionnement. Quelques outils. De nouvelles questions. Une capacité à reconnaître plus tôt certains signaux. Et parfois ce sentiment très simple, mais précieux, d’avoir entendu une autre femme mettre des mots sur quelque chose que l’on pensait devoir traverser seule.
Parce que prendre soin de soi ne commence pas nécessairement par faire davantage.
Cela peut commencer par écouter autrement.
Créer suffisamment d’espace pour percevoir ce qui est déjà là. Comprendre avant de vouloir corriger. Respecter davantage ses rythmes. Et apprendre progressivement à construire avec son corps plutôt que contre lui.
C’est aussi cela, Process & Regulate.
Dix femmes. Un espace confidentiel. Une parole libre.
De la compréhension, de la transmission, de la résonance et du lien.
Questions fréquentes
Faut-il prendre la parole pendant l'atelier ?
Non. À dix, on peut écouter sans raconter son histoire, poser une question ou simplement observer ce que les mots des autres viennent toucher. Chacune reste maîtresse de ce qu'elle partage.
De quoi parle-t-on dans un atelier Santé & Féminité ?
De ce que beaucoup traversent chacune de leur côté : fatigue, cycle, périménopause, sommeil, faim qui fluctue avec le stress, image corporelle, désir, charge mentale, difficulté à ralentir.
Est-ce une thérapie de groupe ?
Non. C'est un espace à la croisée de la transmission, de la psycho-nutrition et de l'expérience collective. Il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un accompagnement médical ou psychothérapeutique.
Pourquoi un groupe de dix femmes seulement ?
Le petit groupe est un choix : il rend possible une parole libre, confidentielle et sans jugement, et cette résonance entre les expériences qu'une conférence ne peut pas reproduire.
Avec quoi repart-on ?
Pas avec une nouvelle liste de règles : avec une compréhension plus fine de son propre fonctionnement, quelques outils, de nouvelles questions et une capacité à reconnaître plus tôt certains signaux.
Pour aller plus loin
- Inserm, dossier « Ménopause » — ce qui se passe pendant la périménopause, expliqué par l'institut public de recherche médicale.
- Assurance maladie (ameli.fr), « Périménopause : symptômes et contraception » — repères pratiques sur cette période de transition.
- Inserm, dossier « Sommeil » — rôle du sommeil dans la mémoire, le métabolisme et l'immunité.
- Inserm, expertise collective « Le stress dans tous ses états », 2012 — distinction entre stress ponctuel, adaptatif, et stress qui s'installe.
- Ranasinghe et al., « The impact of peer-led support groups… for women with PCOS », Psychology, Health & Medicine, 2023 — un exemple étudié de groupe de soutien entre femmes, dans un contexte précis (syndrome des ovaires polykystiques).
Cet article est un contenu d'information générale et de bien-être. Il ne remplace ni un avis médical ni un suivi par un professionnel de santé.
